MEMORIES OF RETROCITY
Le journal de William Drum

Graphic-Novel written and illustrated by Bastien Lecouffe Deharme
Postface by Alain Damasio
120 pages A4, hardcover
Published in France by Les Editons du Riez
ISBN : 978-2-918719-14-4

Warning: The text is in french !

Official Trailer by Chloe Veillard

 

4eme de couverture

À la veille de l’hiver 2004, William Drum, ex-inspecteur de la police criminelle de Chicago, est exilé par ses supérieurs à Retrocity.

Cité déchue, fermée sur elle-même, que l’on tente de faire disparaitre des consciences depuis plus d’un demi-siècle.

À l’aide d’une machine à écrire trouvée dans son appartement, William se lance dans la rédaction de son journal de bord, et s’enfonce dans la ville.

Une ville hors du temps, que les citoyens ont depuis longtemps désertée.

Une ville où la mécanique remplace les organes humains.

Une ville malade et rongée par un étrange virus.

Une ville de laquelle on ne revient pas.

Quelques lignes d’introduction

– Extrait du journal de William Drum –
Non daté

 » Six nuits de pluie, sans discontinuer. Ça s’est calmé… Les brumes épaisses engloutissent désormais la ville. Je vois les cimes des immeubles perçant le jardin de fumée, des monolithes de pierre et de métal sans reflet. Ils s’étalent à perte de vue, des tours noires autonomes perdues dans la brume. Au dessous, la fange, la ville… Retrocity.
Cela fait maintenant un bout de temps que j’arpente les rues noires. Les semaines sont devenues des mois. À l’origine mon séjour ne devait pas se prolonger, mais la ville m’a happée. J’ai crié au scandale, au piège, persuadé que mes supérieurs m’avaient envoyé ici dans le seul but de me faire disparaître. Puis j’ai compris, à force de recueillir les témoignages et les anecdotes… une fois dans les murs, l’extérieur vous oublie, irrémédiablement. Retrocity est hors du monde, y entrer c’est mourir.

Malgré tout je suis bien là. Obsédé par le bruit de la machine, des touches et des lettres qui cognent le papier. Tentative de sauvegarde par l’écrit… c’est drôle. J’ai toujours bâclé mes rapports. Mais là c’est différent. C’est triste mais je crois qu’il arrive un moment où l’on voit le bout, où il faut faire le point. J’en causerai bien au voisin mais il vient de fusionner avec le lustre de son salon. Il ne reste que moi ici. Moi et la machine.
« Et tache de comprendre à quoi ça rime tout ça !!! »… voilà ce que m’a sorti le boss juste avant de me lâcher ici. Aujourd’hui je peux le dire: ça rime avec « que dale » et ça sonne comme de la merde !

Je suis simplement coincé ici. Coincé.

J’ai beau y réfléchir je ne vois pas ce que j’ai bien pu foutre dans ma putain de vie pour mériter ça. Pour finir dans un appartement trop grand, encastré dans un immeuble trop vide… dans un quartier désert d’une ville à l’agonie. À cogner mes angoisses sur les touches d’une machine qui semble me sourire quand j’écris un gros mot… MERDE.

Ah oui elle est belle cette ville ! Elle est superbe même. À peine le temps d’en apprécier la beauté monstrueuse que déjà elle vous bouffe. Et désormais je fais comme les autres, je ne l’aime plus… je la hante… « 

Critiques

« Memories of Retrocity, le livre de Bastien Lecouffe Deharme, s’avère une réussite autant sur le plan de l’ambiance que sur celui de l’ingéniosité de son récit, le tout sans oublier ses épatantes planches entre rêves et cauchemars. Un auteur à suivre. »
Nicolas W. – SciFi-Universe

« Avec Memories of Retrocity, B. change radicalement les lois de la nature, il modifie l’ordre établi avec toute l’ironie que lui offre la connaissance des règles du genre. Une parfaite maîtrise de joker. »
Oriane G. – French Steampunk

« Le texte est superbement mis en valeur par les illustrations fantastiques qui l’accompagnent. Mais on pourrait aussi dire l’inverse, car les illustrations sont elles aussi rehaussées par le texte. L’un pourrait aller sans l’autre, on comprendrait toujours le texte et les images ne perdraient rien de leur pouvoir de fascination mais les deux ensemble font de Memories of Retrocity un chef-d’oeuvre. »
Taliesin – Livr@ddict